PAR CHLOË ROLLAND

Les yeux à demi-fermés, je regarde le lac. Tous les chalets sont silencieux, les terrains, déserts. Les oiseaux règnent. Le lac-miroir des nuages couvrent le matin d’un calme feutré.

Il y avait une enfant qui respirait dans ma chambre. Elle s’assoit à la table tandis que j’écris, un jus de fruits dans les mains. Une belle enfant aux cheveux d’or.

Je ne voudrais jamais désapprendre à parler aux enfants. Ce sont les seuls qui nous empêchent de nous faire envahir par nos cauchemars.

Au quotidien, le matin se remplit de leurs chansons, de leurs besoins: le rappel à la vie du corps.

J’écris sur le comptoir en faisant une confiture aux fraises. La petite fille aux cheveux d’or chantonne. On m’appelle sur la terrasse pour aller voir un pic-bois qui cogne son bec contre une pruche magnifique.

La vie n’est pas qu’un songe, comme le disait la chanson.

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